EDOF : fonctionnement et usages

EDOF est la plateforme utilisée par les organismes de formation pour gérer leurs offres financées par le CPF. Elle permet de publier les formations, d’ouvrir des sessions, de traiter les demandes d’inscription et de suivre les dossiers jusqu’à la facturation. Une utilisation rigoureuse d’EDOF facilite la gestion administrative ; à l’inverse, des paramétrages approximatifs peuvent entraîner des retards et des complications avec les titulaires.

1) EDOF, l’envers du décor du CPF

EDOF est le portail professionnel qui permet aux OF d’alimenter et gérer leurs offres visibles sur Mon Compte Formation. La plateforme est opérée par la Caisse des Dépôts : côté apprenant, on voit une place de marché ; côté organisme, on gère tout depuis un tableau de bord (publication, mises à jour, dossiers, paiements).

À retenir : EDOF ne rend pas une action “éligible” par lui-même. Il sert à référencer une offre qui respecte déjà les règles d’éligibilité du CPF (par exemple, les catégories d’actions prévues par le Code du travail : formations certifiantes, VAE, bilans de compétences, etc.).

2) Accéder à EDOF : les prérequis qui bloquent le plus souvent

Le point dur, c’est l’accès, pas la saisie. Pour démarrer, il faut notamment un numéro de déclaration d’activité (NDA) actif et une certification Qualiopi valable pour les types d’actions que vous voulez publier. La demande d’accès est dématérialisée : vous complétez un formulaire en ligne et transmettez les justificatifs demandés.

Autre piège classique : confondre les portails. Le NDA se gère via “Mon Activité Formation” (MAF). L’authentification et la gestion d’accès aux services se font via EFP Connect. EDOF se retrouve ensuite sur l’espace organisme de Mon Compte Formation. Identifier la bonne “porte” au bon moment évite de perdre une semaine à chercher au mauvais endroit.

3) Publier une offre : la logique “offre → action → session”

Sur EDOF, on structure une offre (celle qui apparaîtra au catalogue), puis on la décline en actions et en sessions. En pratique, ce trio fait la différence entre une fiche lisible… et un catalogue qui attire des demandes inadaptées.

Ce qui marche bien, c’est d’avoir une méthode simple. D’abord, un intitulé et un objectif clairs : l’apprenant doit comprendre en 10 secondes ce qu’il achète. Ensuite, une cohérence stricte : certification visée, prérequis, modalités (présentiel/FOAD), évaluations et conditions d’accès doivent raconter la même histoire. Enfin, un gabarit interne “EDOF-ready” (objectifs, public, prérequis, modalités, accessibilité, contact) pour publier vite sans dégrader la qualité.

Et n’oubliez pas que la visibilité n’est pas seulement une question de “mise en ligne”. Des règles de visibilité et des repères de qualité existent : une offre incomplète, trop floue, ou incohérente peut être moins mise en avant, générer des abandons avant inscription, et multiplier les demandes à traiter “pour rien”.

4) Gérer le quotidien : demandes d’inscription et dossiers à traiter

Une fois vos sessions ouvertes, EDOF devient votre outil d’exploitation. Lorsqu’un titulaire fait une demande d’inscription depuis Mon Compte Formation, le “contact d’inscription” de la session reçoit une notification par e-mail et le dossier apparaît dans les “dossiers non traités”. Si l’adresse est erronée, vous perdez l’alerte… pas le délai.

Le réflexe pro : une adresse générique dédiée (ex. cpf@…), un responsable EDOF identifié, et une routine de traitement (au moins quotidienne) des notifications et des dossiers. Et, si vous êtes plusieurs, documentez le “qui fait quoi” : validation/refus, échanges avec le titulaire, et mise à jour des contacts.

5) Facturation, règlements, traçabilité : ce que vous devez anticiper

EDOF intègre des étapes liées à la facturation et aux règlements, notamment via des dossiers “à facturer” et des écrans de saisie de données de facture. Mais la vraie exigence, c’est la traçabilité : ce que vous vendez et ce que vous déclarez doit être justifiable (programme, réalisation, échanges, service fait, et, pour les actions certifiantes, organisation du passage des épreuves quand c’est applicable).

C’est là que la cohérence “Qualiopi + CPF” devient pratique : si vos modèles et preuves sont propres (conventions/contrats, convocations, feuilles d’émargement, évaluations, attestations, preuves de réalisation), EDOF se pilote plus vite… et vous êtes beaucoup plus serein en cas de contrôle.

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6) Points de vigilance : conformité, mises à jour, sécurité

Les règles EDOF ne se devinent pas : elles s’appuient sur des guides officiels (saisie, gestion des dossiers, facturation), des règles de visibilité et des conditions d’utilisation régulièrement mises à jour. Se caler dessus évite les corrections après publication et les surprises lors d’un contrôle documentaire.

Côté sécurité, soyez attentif aux tentatives d’escroquerie (codes d’activation, accès, demandes de “vérification” par téléphone). Le bon réflexe, c’est une procédure interne stricte : qui a le droit de faire quoi, depuis quel compte, et avec quelle validation.

7) Mini-checklist pour démarrer proprement

  • NDA actif + Qualiopi à jour pour les actions visées.

     

  • Accès sécurisés (EFP Connect) + rôles internes définis.

     

  • Gabarit “fiche offre” standardisé (textes et preuves à jour).

     

  • Publication test de bout en bout (offre → session → dossier).

     

  • Routine : notifications, traitement, archivage.

Conclusion

EDOF récompense surtout le travail “en amont” : une base administrative propre, une offre bien structurée et un process interne clair. Si vous lancez votre activité (NDA) ou préparez votre conformité (Qualiopi), sécuriser vos documents avant d’accélérer sur le catalogue reste la stratégie la plus rentable. Dans cette logique, des modèles pré-remplis et conformes (NDA, Qualiopi) peuvent vous faire gagner des heures… sans bricolage.

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Qualiopi n’est pas un monstre inaccessible, mais une démarche structurée. Mieux vaut s’appuyer sur des informations fiables et des outils éprouvés pour la réussir sans stress. Si vous avez des questions, nous sommes là pour vous accompagner dans chaque étape.

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